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Merci à Serge Mroncz pour l'article !

4 mars 1915 -|- Jean LaurençotModifier

L'Ouest-Éclair 1910-08-17

L'Ouest-Éclair, 17-08-1910

Paris-midi 1911-04-04

Paris Midi, 04-04-1911

L'Intransigeant 1911-06-06

L'Intransigeant, 06-06-1911

Le Matin 1912-06-17

Le Matin, 17-06-1912

Laurencot Jean OVL

Mémoire des Hommes

Laurençot Jean Memorial Genweb

Mémorial GenWeb

BiographieModifier

Jean Laurençot né le 1er septembre 1893 à Boonton dans le New-Jersey (États-Unis). Fils de Édouard William et Jeanne Voirin, il est le troisième d’une fratrie de 6 enfants. Sa famille s’installe en Lorraine au début des années 1900. C’est à l’âge de 16 ans qu’il s’essaie au cyclisme. Comme un défi à la prudence et au bon sens Jean Laurençot s’engage sur une course à étapes de 7 jours : le Circuit de l’Est reliant Reims à Troyes en septembre 1910. Le résultat final de la course n’est pas connu mais le benjamin de l’épreuve terminait 11ème de la 4ème étape Chaumont-Épinal. Quelques semaines plus tard il achève un brevet militaire de 100 km à la 3ème place. Surclassé, le jeune coureur de la Vedette Lunévilloise rivalise déjà au printemps 1910 avec les plus fines pédales régionales. Nancy-Joeuf tombe dans son escarcelle le 17 avril 1910, suivront une succession d’accessits dont le précipité impressionne. Seule une chute l’empêche de lever les bras sur la demi-finale grand-est du Trophée de France. Enhardi par ses succès, Jean Laurençot n’hésite pas à prendre le départ du Tour de France des Indépendants le 7 août 1910. Véritable antichambre du Tour de France disputé par les professionnels, cette épreuve verra émerger les noms de futurs grands noms du cyclisme tels Henri Pélissier ou Oscar Egg. Dans un contexte aussi relevé sa maturité et sa constance sont remarquables. Le 4 septembre il achève l’épreuve à la 21ème place alors qu’il vient de fêter ses 17 ans.

1911 débute sous les meilleurs hospices avec une victoire dans l’éliminatoire du Trophée de France de la Meurthe-et-Moselle devant le champion Charles Kippert. À nouveau engagé sur le Tour de France des Indépendants, Jean Laurençot doit y affronter une succession d’événements contraires : chutes, ennuis de santé et incidents mécaniques auront raison de sa force mentale. Contraint à l’abandon après la 10ème étape le talentueux et longiligne coureur aura néanmoins pu lire ce commentaire élogieux du suiveur de l’Auto dans l’édition du 24 août : "J’ai à vous signaler le courage de Laurençot, tombé hier, alors qu’il revenait fort sur le peloton de tête. Remarquez que ce courageux est souffrant depuis plusieurs étapes. Il cassa une pédale et perdit une demi-heure, mais cela ne l’empêcha pas de terminer très vite et à une allure qui en dit long sur ses qualités."

Ces promesses resteront hélas sans suite. Au terme d’une saison 1912 sans relief (à l’exception notable du Circuit des Vosges où il fait jeu égal avec les champions René Chassot et Louis Mottiat) en regard du potentiel précédemment exprimé, Jean Laurençot prend ses distances avec la compétition. La guerre le surprend alors qu’il exerce son métier de mécanicien à Valentigney dans le Doubs. Sa nationalité américaine le protège du couperet de la circonscription mais sa force d’âme dépasse ces considérations. Il décide donc de s’engager aussitôt dans la Légion étrangère au bureau de recrutement de Besançon. Au même moment son frère aîné, Paul Laurençot, chasseur au 20ème B.C.P., doit être amputé de la jambe droite après avoir été grièvement blessé au cours d’une patrouille effectué sur le secteur de Badonviller.

Incorporé au 2ème Régiment de Marche du 1er Étranger qui accueille déjà dans ses rangs l’illustre champion François Faber, Jean Laurençot est nommé caporal le 15 décembre 1914. Moins de 3 mois plus tard, le 4 mars 1915, c’est dans l’ambulance 10/9 située au château de Louvois dans la Marne qu’il succombe à une blessure reçue la veille sur le secteur de Prunay. Il venait d’avoir 22 ans. La citation lui attribuant la médaille militaire fait état de sa bravoure et précise les circonstances de sa fatidique blessure : "jeune Français, engagé volontaire, qui a donné pendant six mois le plus bel exemple d’attachement au devoir et de discipline. Très grièvement blessé au crâne quand il plaçait une sentinelle de son escouade au poste d’écoute en avant de nos lignes." Son acte de décès est transcrit le 1er novembre 1915 sur le registre de la commune vosgienne de Celles-sur-Plaine où s’étaient établis ses parents pour le temps de la guerre.

Le nom de Jean Laurençot figure sur le Livre d’or de Celles-sur-Plaine ainsi que sur le monument aux morts de Baccarat et sur la plaque de l'Institution Saint-Pierre-Fourier de Lunéville. La Vedette Lunévilloise fit courir un prix en sa mémoire durant l’entre-deux-guerres. Étoile filante du cyclisme, ses prouesses réalisées entre 1910 et 1912 lui assurent une place aux côtés des plus grand coureurs lorrains de la Belle Époque.


PalmarèsModifier

1910 : IndépendantModifier

  • 1e de Nancy-Joeuf
  • 2e de Nancy-les-Vosges
  • 2e de l’épreuve éliminatoire du Trophée de France, Meurthe-et-Moselle
  • 7e de la demi-finale du Nord-Est du Trophée de France
  • 4e de Nancy-Pont-à-Mousson
  • 10-07-1910: 6e de la 1ère étape Circuit de l’Est, Nancy – Longwy
  • 14-07-1910: 12e du Circuit de l’Est (10-07/14-07-1910)
  • 04-09-1910: 21e du TOUR DE FRANCE Peugeot-Wolber, indépendants (07-08/04-09)
    • 49e de la 1ère étape
    • 15e de la 2ème étape
    • 68e de la 3ème étape
    • 34e de la 4ème étape
    • 12e de la 5ème étape
    • 64e de la 6ème étape
    • 41e de la 7ème étape
    • 78e de la 8ème étape
    • 72e de la 9ème étape
    • 103e de la 10ème étape
    • 21e de la 11ème étape
    • 25e de la 12ème étape
    • 61e de la 13ème étape
    • 23e de la 14ème étape

1911 : IndépendantModifier

  • 02-04-1911: 1e de l’épreuve éliminatoire du Trophée de France, Meurthe-et-Moselle
  • 7e de la demi-finale du Trophée de France
  • 3e de Luxembourg-Nancy
  • Abandon après la 10ème étape du TOUR DE FRANCE (“Circuit Français Peugeot”)
    • 30e de la 1ère étape
    • 30e de la 2ème étape
    • 23e de la 3ème étape
    • 18e de la 4ème étape
    • 48e de la 5ème étape
    • 48e de la 6ème étape
    • 86e de la 7ème étape
    • 53e de la 8ème étape

1912 : IndépendantModifier

  • 9e de l’éliminatoire du Trophée de France, Meurthe-et-Moselle
  • 9e de la Coupe de Champagne-Lorraine
  • 7e de Nancy-Luxembourg
  • 16-06-1912: 3e du Circuit des Vosges (1e coureur lorrain)


SourcesModifier

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