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10 août 1917 -|- François LafourcadeModifier

Lafourcade François Bordeaux-Paris 1911

Bordeuax-Paris 1911

Lafourcade François OVL

Mémoire des Hommes

Sous-officier pilote au 13ème groupe d’aviation, François Lafourcade, de retour d’un service de surveillance, en sa qualité de garde-côte, est victime, au moment d’atterrir à Eu, d’un incident. Son appareil capote entraînant l’explosion des bombes attachées à son avion.

Né le 8 novembre 1881 à Lahontan, François Lafourcade fut un bon coureur de second plan. Son principal fait d’armes remonte au 21 juillet 1910, lors de l’étape Luchon-Bayonne du Tour de France. Pour la première fois les cols des Pyrénées figurent au programme de la Grande Boucle. Dans l’Auto, Charles Ravaud le qualifie de héros puisqu’il occupait la tête de la course après l’escalade de Peyresourde, Aspin, Tourmalet, Soulor et Aubisque. Rattrapé dans la vallée, il se classe 5ème de cette étape de légende, en compagnie de Faber (3e) et Trousselier (4e) à 10’ du vainqueur Lapize et Albini, second.

Dans le tour de France, Lafourcade termine 13ème en 1907, 14ème en 1910 et 28ème en 1912, abandonnant en 1908, 1909 et 1911. Il s’illustre également sur Bordeaux-Paris finissant cinq fois dans les 10 premiers. Sur le Bol d’Or, il se classe cinq fois sur le podium. En novembre 1912, l’UVF le disqualifie à vie après une enquête très sérieuse. On l’accuse, la veille de l’arrivée du Tour, d’avoir détérioré le cadre du vélo de Pratesi leader de la catégorie des “isolés“. En 1913, François Lafourcade prend une licence à la société des Courses, organisme dissident de l’UVF. Il gagne, en août de la même année, Paris-Bordeaux. La saison suivante il épingle Paris-Châtellerault à son palmarès.

A notre humble avis, le nom de Lafourcade ne devrait plus subsister dans le classement final du Tour 1912, tout comme celui de Pratesi, également sanctionné dans l’affaire dit du "cadre scié".

Par ailleurs, dans la “Fabuleuse Histoire du Tour de France“, Pierre Chany affirme que Lafourcade fut radié à vie suite à l’empoisonnement de Duboc en 1911. C’est faux. Personne n’a été condamné par l’UVF dans cette triste affaire. Et Lafourcade, en 1912, était au départ de l’épreuve chère à Henri Desgrange.

Son palmarèsModifier

1906Modifier

  • Abandon 1ère ét. du TOUR DE FRANCE

1907 : MONTABROModifier

  • 3e du Bol d’Or
  • 13e du TOUR DE FRANCE
    • 11e de la 12ème étape

1908 : ALCYON-DUNLOPModifier

  • 3e du Bol d’Or
  • 9e de BORDEAUX-PARIS
  • 12e de Paris-Lille
  • 17e de PARIS-BRUXELLES
  • 18e de PARIS-ROUBAIX
  • Abandon 4ème ét. du TOUR DE FRANCE
    • 19e de la 2ème étape
    • 19e de la 3ème étape

1909 : BIGUET-DUNLOPModifier

  • 3e du Bol d’Or
  • 6e de BORDEAUX-PARIS
  • 33e de PARIS-ROUBAIX
  • Abandon 9e ét. du TOUR DE FRANCE
    • 13e de la 7ème étape

1910 : PANNETON-LEMANModifier

  • 2e du Bol d’Or
  • 5e de BORDEAUX-PARIS
  • 9e de Paris-Calais
  • 14e du TOUR DE FRANCE
    • 5e de la 10ème étape
    • 8e de la 2ème étape
    • 8e de la 3ème étape
    • 3ème isolé
  • 18e de Paris-Menin

1911 : AUTOMOTO-PERSAN & MONTEIL-RUSSIAN-AMERICAModifier

  • 4e de BORDEAUX-PARIS
  • 8e de PARIS-BREST-PARIS
  • 9e du Championnat de France
  • 13e de PARIS-TOURS
  • 23e de Paris-Le Mans
  • Abandon 7e ét. du TOUR DE FRANCE
    • 9e de la 5ème étape

1912 : CELER-CONTINENTALModifier

  • 2e du Bol d’Or
  • 10e de BORDEAUX-PARIS
  • 29e du TOUR DE FRANCE
    • 12e de la 10ème étape
    • 4ème isolé
  • 38e de PARIS-ROUBAIX

1913 - Société des CoursesModifier

  • 1e de Paris-Bordeaux

1914 - Société des CoursesModifier

  • 1e de Paris-Chatellerault
  • 2e de Paris-Lyon
  • 3e de Paris-Nancy
  • 4e de Lyon-Grenoble-Lyon
  • 6e de Marseille-Lyon


SourceModifier

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